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lundi 4 février 2019

Fantastic Sightings in Paris (and where to find them)



Despite its buzzing urban centre, Paris is a place full of ancient traditions, folk tales, and magic.
It hosts the house of none other but famous alchemist Nicolas Flamel. Settling nearby the Cemetery of the Innocents in a street that now bears his name, Flamel lived comfortably with his wife Pernelle as a scribe and bookkeeper in the 14th century. You can also pay a visit to his last place of residence at 51, rue de Montmorency, reported to be one of the oldest buildings in the city. If strange rumours about Flamel’s wealth had already circulated during his lifetime and after his death, legendary accounts began in 1612 with the publication of Exposition of the Hieroglyphical Figures, posthumously attributed to him. 
The editor’s introduction related Flamel’s deciphering of mystical recipes and his subsequent discovery of the philosopher’s stone, which turned metal into gold and made you immortal thanks to a potion called the Elixir of Life. The figure of Flamel has enjoyed ongoing popularity in fiction, from The Hunchback of Notre-Dame to the Harry Potter series.
Stay on the Right Bank, go down rue de Rivoli and turn right at the intersection of the Palais Royal. You have reached what was one of the most fashionable places of Paris. But if you keep your eyes wide open, you’ll notice two fountains on the André Malraux square. 
Up one of them, features the river nymph by Mathurin Moreau (1822 – 1912). In ancient mythology, naiads are female water sprites of rivers, springs and brooks. Understandably, this fairy-like creature carries a branch of reed and is crowned with the same plant. Water deities are not traditionally portrayed with wings, but another version of a seated naiad by the decorative sculptor sold at auction shows her surprised by a dragonfly. Did the two beasts merge into one?
Now cross the Seine, go back upstream and enjoy the fairylike view of the Conciergerie Palace. Another square, initially built during the Second Empire, unfolds its secrets to the stroller that knows where to look. 
The gigantic Saint Michael fountain celebrates the victory of the Archangel over Evil. Inaugurated in 1860, this architectural project was widely criticised for its lack of coherence, profusion of diverse styles and details. In the central nave are the two protagonists of the story, Michael slaying Satan. Note the difference in the depiction of wings to mark the distinction between the heavenly and the hellish realms. If you turn round the left of the statue, you’ll notice that the swinish nature of the Demon has been enhanced through the presence of the serpent’s tail. Two chimeraes, or winged fire-breathing monsters composed of a lion’s head, ram’s horns, and reptilian tails frame the overall composition. These embody the deceptive, raw forces of nature.





mardi 26 avril 2016

"Le Crime, l'Enquête, le Hasard et la Joie" au Théâtre Clavel

Que se cache-t-il derrière le titre un peu pompeux du Crime, l'Enquête, le Hasard et la Joie ?
Quatre comédiens sous la houlette de Elie S, fondateur de la Compagnie Rascar Capac - je suis restée admirative face à cette référence déguisée au plus célèbre des reporters belges - qui joue également dans sa propre production.
Aujourd'hui, grâce à une subtile mise en abyme, c'est son anniversaire : tous les comédiens de sa troupe sont réunis pour parler théâtre, de leur travail, philosophie... et même film noir. Le déroulement très chaotique de la pièce est entrecoupé d'une scène répétée à l'infini mais chaque fois légèrement modifiée au cours de laquelle deux détectives ratés enquêtent sur un crime policier. D'où le danger de qualifier cette pièce de policière : on est très loin des 39 marches ou d'un Dernier coup de ciseaux, l'énigme ne constituant qu'une infime portion de la représentation. 
En réalité, le Crime et l'Enquête ne sont que des facettes de cette production hybride très granguignolesque que nous livre cette troupe de jeunes comédiens. Où chaque élément du titre n'est qu'un aspect, une partie immergée de l'iceberg, ou même l'un de ses personnages, de ses acteurs qui, à force de pièces dans la pièce, endossent de multiples rôles. 


Spectacle volontairement non parrainé par la Culture, sa Ministre y fait une apparition sous les traits de l'acteur portant le nom de Lucas (peut-être aussi son patronyme véritable ?), coiffé d'une perruque. C'est assez loufoque et tiré par les cheveux - c'est le cas de le dire ! - mais Audrey Azoulay, quand on rentre dans les méandres de la pensée du metteur en scène, on la reconnaît tout à fait. La voici affublée d'un sac rempli de billets de banque, symbole des maigres subventions qu'on accorde de nos jours aux intermittents. Ca dénonce en se moquant avec beaucoup d'amertume, et pourtant on rit : tout à fait dans l'esprit de ce début de 21ème siècle. 
Politique, actualité, psychanalyse, psychologie, violence, art postmoderniste, culture populaire, tout y passe : autant de sujets qui se prêtent à la satire, au rire, mais un rire très grinçant. Pourtant, c'est plus fort que tout, le spectateur glousse, même dans les moments embarrassants tels celui où le protagoniste principal narre l'histoire de sa mère écrasée par une voiture... Impossible de ne pas succomber à l'hilarité générale (celle des acteurs aussi ! qui manifestement jubilent de se libérer ainsi sur scène et essuient maints fous rires), c'est plus que nerveux. 



Pendant une heure trente, la compagnie Raspar Capac nous emmène dans le tourbillon de ses délires maniaco-dépressifs, pour se solder dans un illustre hara-kiri général où ces garçons redevenus enfants jouent à la guerre, au milieu de la seule comédienne, qui, après avoir été la bonne copine suprasensible handicapée, se cache sous le masque d'un évêque/ sorcière sorti(e) de nulle part. 

Il est plus que difficile de résumer Le Crime, l'Enquête, le Hasard et la Joie. A la croisée entre la farce du moyen-âge, le théâtre avant-gardiste, la scène populaire style Rocky Horror Show et l'absurde de Ionesco, passez votre chemin si vous n'avez pas une once de trente-sixième degré. Quant à ceux qui aiment le grand n'importe quoi de qualité, ils seront plus que ravis par ce joyeux et assez jouissif bordel.